Maladie de la mémoire en Bretagne : traitement et informations | Association Neuro Bretagne

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Qu’est-ce que le placebo, vais-je le recevoir et pourquoi l’utilise-t-on ?


Les études cliniques sont généralement réalisées dans des conditions de « double aveugle », ce qui signifie que ni les médecins, ni les patients, ne savent si le traitement donné est actif ou non. Lors de la visite de randomisation (inclusion) dans l'étude, le patient reçoit un numéro de participation à l’étude, et un logiciel informatique spécifique est utilisé pour indiquer un numéro de traitement (qui peut être actif ou non) correspondant à donner au patient.

A la fin de l’étude, il est alors possible d’utiliser ce logiciel pour faire ce que l’on appelle « une levée d'aveugle », c’est-à-dire savoir si derrière ce numéro de traitement se cachait la molécule active ou le placebo, et ce pour tous les patients afin de pouvoir réaliser les analyses statistiques.


Qu'est ce que le placebo et pourquoi l'utilise t'on ?

Le placebo ressemble en tous points au traitement mais n’est pas actif. Lorsqu’un patient pense recevoir un traitement actif, il arrive qu’une amélioration puisse être observée par un mécanisme psychologique ou physiologique inconnu mais non du au traitement ; c’est l’effet placebo. C'est pour cela que ni les équipes de soins, ni les patients, ne doivent avoir connaissance du type de traitement (actif ou placebo) donné au patient. Les patients suivant tous le même protocole de recherche dans les mêmes conditions, la comparaison a posteriori des patients ayant reçu le traitement actif ou le placebo, permet d’éviter que cet effet placebo ne masque la véritable efficacité du traitement.


Vais-je recevoir le placebo ?

Selon la façon dont le protocole de recherche a été conçu, la proportion de patients recevant le traitement actif va de 50% à 75%, les autres recevant (de 25% à 50) le placebo. Il est important de noter que les patients conservent leur traitement de base pendant toute la durée de l’étude pour ne pas rester sans traitement et conserver une prise en charge thérapeutique. L'efficacité du médicament dans l'étude clinique sera donc évaluée en plus de celle du traitement de fond.



 

Quels sont les risques de participer à une étude clinique ?

 

Tous les traitements médicamenteux, qu'ils soient déjà sur le marché comme le paracétamol ou évalués dans le cadre des essais cliniques, ont un rapport bénéfice / risque différent; le bénéfice étant l'efficacité du médicament et le risque correspondant à la tolérance et la sécurité du médicament, plus connus sous le terme d'effets secondaires.

 

Pour les médicaments évalués au cours des essais cliniques, la grande majorité des effets secondaires, appelés évènements indésirables, sont connus.

En effet, connaissant le mécanisme d'action du médicament, il est possible de prévoir le type d'évènements qui pourraient subvenir (nausées, maux de tête, problèmes gastro-intestinaux, etc).

De plus, dans le cadre des essais proposés au sein des CHU, des études dites de sécurité du traitement ont été réalisées avant de proposer les médicaments aux patients, et tout les évènements indésirables survenant au cours de ces études ont été relevées afin de pouvoir en informer les futurs participants.

Ces études permettent d'arrêter les essais et donc le développement du médicament si jamais il y avait trop d'évènements indésirables, et donc un mauvais rapport bénéfice / risque du traitement. Si ce rapport est favorable, les comités de sécurité et de protection des personnes participants aux essais cliniques donnent leur feu vert pour proposer les traitements à un grand nombre de patients, en toute sécurité.

 

Il n'y a cependant pas de risque zéro, et dans tous les cas et pour toutes les études cliniques impliquant des patients, une surveillance rapprochée et soutenue est réalisée par les équipes de soins et ce, dès la signature du consentement de participation à l'étude. Les équipes de recherche interrogent les patients très régulièrement (au cours des visites ou lors d'appels téléphoniques programmés) pour recueillir tout évènements qui pourraient sortir de l'ordinaire, aussi bénin soit-il. Le rôle de l'aidant est ici primordial pour s'assurer de recueillir un maximum d'information relatives au bien être du patient dans le cadre de l'étude. Enfin, les équipes de recherche et de soins restent à l'entière disposition des patients et de leurs aidants pour répondre à toutes leurs questions.

 

 

Qu'est ce que le MMSE ?

 

Le MMSE est une échelle ou questionnaire, permettant d'évaluer de façon globale la cognition et les troubles de la mémoire des patients. Un score sur 30 points est déterminé à la fin de ce questionnaire. Le score est un critère d'inclusion dans les essais cliniques, qui donnent généralement des fourchettes (par exemple entre 24 et 30) pour avoir une population d'étude relativement homogène.

 

Quels sont les examens d'imagerie ou les examens complémentaires inclus dans l'étude ?

Examen de PET SCAN

 

L'examen de PET SCAN est un examen d'imagerie qui permet, dans le cadre des essais cliniques ciblant la Maladie d'Alzheimer, de mesurer la quantité de protéine amyloïde accumulée dans le cerveau. Cette protéine amyloïde est impliquée dans le développement de la maladie d'Alzheimer et sa mesure permet notamment de confirmer le diagnostic de la maladie avant l'administration du traitement. La présence de la protéine amyloïde au delà d'un certain seuil est donc un critère d'inclusion dans l'étude.

 

A Rennes, les examens de PET Scan se déroulent au Centre Eugène Marquis sur le site du CHU Pontchaillou. Pour visualiser la protéine amyloïde dans le cerveau, il est nécessaire de perfuser au préalable par voie intraveineuse un produit qui va aller se coller sur ces protéines et qui sera visible grâce aux caméras spécifiques du PET SCAN. Les patients sont allongés sur un lit automatisé qui entre dans l'appareil pour pouvoir faire les images (voir photo ci-jointe). Entre l'injection du produit (qui s'élimine tout seul dans les heures suivants l'examen) et la prise des images, cet examen dure deux heures.

 

Il n'y a généralement qu'un seul, voire deux examens de PET SCAN à faire dans un essai clinique, en début seulement ou en début et en fin d'étude. Dans certaines études, il est parfois possible de réutiliser les images d'un examen de PET SCAN qui aurait été fait dans un autre contexte, pour éviter de repasser cet examen. 

 

 

 

Examen d'IRM

 

L'examen d'IRM est un examen d'imagerie qui permet, dans le cadre des essais cliniques ciblant la Maladie d'Alzheimer, de mesurer la taille des différentes régions du cerveau. Certaines zones du cerveau sont plus particulièrement touchées que d'autres dans la maladie d'Alzheimer, et notamment la zone de la mémoire appelée hippocampe. Une taille plus petite de cette zone du cerveau est un argument de plus pour le diagnostic de la maladie, et est donc un critère d'inclusion. 

 

A Rennes, les examens de PET Scan se déroulent dans le service de radiologie du CHU Pontchaillou. Pour visualiser la structure du cerveau et de ces différentes zones, les patients sont allongés sur un lit automatisé qui entre dans l'appareil pour pouvoir faire les images (voir photo ci-jointe). L'acquisition des images ne dure qu'une demi-heure, et une heure est prévue pour ce type d'examen.

 

Il y a fréquemment plusieurs examens IRM à prévoir au cours d'un essai clinique, un en début d'étude avant l'inclusion, et entre 3 et 5 examens sur toute la durée de l'étude pour voir l'évolution de la maladie (corrélée à une diminution progressive des zones du cerveau touchées par la maladie). Dans certaines études, il est parfois possible de réutiliser les images d'un examen d'IRM qui aurait été fait dans un autre contexte, pour éviter de repasser cet examen en début d'étude.

 

 

Examens complémentaires

 

D'autres examens peuvent être demandés dans certaines études cliniques, comme des examens dermatologiques ou ophtalmologiques. Ces examens sont réalisés de façon préventive, généralement parce des études précliniques (chez l'animal) ont relevé des évènements indésirables (rougeur sur la peau par exemple). Ces évènements sont rarement observés lors des études de tolérance du médicament, mais ces examens sont tout de même réalisés pour optimiser la sécurité des patients.

 

A Rennes, les examens dermatologiques et ophtalmologiques sont réalisés dans les services compétents du CHU sur le site de Pontchaillou. Les examens dermatologiques consistent en un simple examen de la peau qui prend quelques minutes. Les examens ophtalmologiques sont généralement plus poussés (pour observer toutes les composantes de l'oeil) et peuvent prendre plus d'une heure. Ces deux examens doivent être réalisés avant l'inclusion dans l'étude et donc la prise du médicament, et sont répétés régulièrement (entre 3 et 5 fois) pendant toute la durée de l'étude.

 

 

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