Maladie de la mémoire en Bretagne : traitement et informations | Association Neuro Bretagne

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Les différents types de recherche

La recherche thérapeutique

La recherche thérapeutique a pour objectif de mettre en évidence l’efficacité d’une nouvelle stratégie thérapeutique médicamenteuse ou non-médicamenteuse.


Plusieurs possibilités peuvent se présenter :


- Montrer l’efficacité d’un nouveau traitement, plus efficace que les traitements existants. Par exemple dans le domaine de la Maladie d’Alzheimer, les médicaments actuels permettent de freiner la perte de mémoire ; les essais cliniques actuels ciblent l’arrêt plutôt que le frein de ce mécanisme.


- Montrer l’efficacité d’un nouveau traitement, dans un domaine pour lequel il n’existe pas encore de traitement disponible. Par exemple dans le cas de certaines maladies orphelines que l’on ne sait pas encore traiter et pour lesquelles sont recherchés les mécanismes impliqués. Certains essais cliniques peuvent montrer qu’un médicament efficace dans une maladie connue, peut également être efficace dans une maladie pour laquelle il n’existe pas de traitement.


- Comparer l’efficacité de deux ou plusieurs traitements existants. Par exemple montrer que pour des patients présentant de l’hypertension ou des problèmes vasculaires, il sera préférable (meilleur rapport bénéfice / risque) de prescrire un médicament plutôt qu’un autre.


Ces possibilités sont les mêmes pour les thérapies non-médicamenteuses, qui concernent par exemple dans le domaine de la Maladie d’Alzheimer, le bénéfice d’ateliers de musicothérapie sur la qualité de vie des patients, ou encore de nouvelles prises en charge des patients en Hôpital de Jour permettant de mieux contrôler les symptômes comportementaux associés à la maladie.

 

 

En pratique, on entend souvent par essais thérapeutiques les essais médicamenteux menés par l’industrie pharmaceutique. Ces essais, souvent méconnus du grand public par manque de communication ou d’informations, engendrent malheureusement beaucoup d’idées reçues. Or les études cliniques consistent en une prise en charge plus soutenue et suivie dans le temps qu’une prise en charge classique, au cours de laquelle des examens de soins de routine sont réalisés plus fréquemment pour une meilleure surveillance des patients. Par ailleurs, elles offrent l’accès aux nouveaux traitements avant leur mise sur le marché et permettent de bénéficier des dernières innovations médicales.


Vous trouverez dans l'onglet suivant les grandes étapes détaillées de ces essais cliniques menés dans le domaine de la Maladie d’Alzheimer, au CHU de Rennes mais également dans les autres CHU et au niveau national.

 

 

La recherche diagnostique

L’objectif de la recherche diagnostique est de montrer l’efficacité d’un nouvel outil technologique ou d’une nouvelle méthode pour diagnostiquer une pathologie de façon plus rapide et plus certaine.

 

Par exemple, il peut s’agir de démontrer l’intérêt de la réalisation d’un examen de PET-SCAN pour diagnostiquer la Maladie d’Alzheimer. Le diagnostic de la Maladie d’Alzheimer repose le plus souvent sur plusieurs arguments que sont notamment l’examen clinique et physique du médecin, le bilan neuropsychologique réalisé par les neuropsychologues, l’examen IRM ou la détection de protéine amyloïde dans le liquide céphalo-rachidien prélevé par ponction lombaire. Un examen seul ne peut pas permettre de conclure à la présence d’une Maladie d’Alzheimer, il faut que ces différents éléments soient réunis de façon claire. Malheureusement cela n’est pas toujours le cas, et un de ces éléments peut ne pas être en faveur de la présence de la maladie (par exemple des images d’IRM « normales » alors que les autres examens montrent des déficits caractéristiques). Dans ce cas, les médecins ont besoin de plus d’éléments et pose un diagnostic « probable » de Maladie d’Alzheimer. L’apport d’un élément supplémentaire comme des images de PET SCAN caractéristiques de la Maladie, peuvent permettre de conclure de façon certaine, et il est alors nécessaire d’étudier ce bénéfice de façon statistique, ce qui a été l’objet d’études récemment réalisées dans les centres mémoire.

 

Cette recherche diagnostique peut donc concerner de nouvelles technologies (détection plus sure ou plus fine de marqueurs caractéristiques connus de la maladie pour ne pas passer à côté), la détection de nouveaux marqueurs caractéristiques de la maladie (par exemple une nouvelle protéine exprimée dans le cerveau dont on pense qu’elle est impliquée dans la maladie ; on évalue alors la corrélation entre la présence de la protéine et celle de la maladie), une nouvelle évaluation neuropsychologique permettant de mieux préciser les symptômes (par exemple une évaluation de la mémoire permettant de mieux distinguer une plainte d’un trouble de la mémoire, nécessitant des prises en charges différentes), etc.

 

NB : les dispositifs médicaux sont souvent les vecteurs de médicament (par exemple un spray plus simple d’utilisation pour les asthmatiques) ou intégrés dans de nouvelles procédures de prise en charge (par exemple une nouvelle technique chirurgicale). Ils ont souvent pour objectif une amélioration des pratiques et une meilleure qualité de vie, et peuvent être l’objet d’études thérapeutiques (nouvelle technique d’administration d’un médicament permettant de mieux cibler l’organe à traiter) ou diagnostique (nouveau test sanguin permettant la détection de biomarqueurs associés à la maladie).

 

Les cohortes

Les cohortes sont des ensembles de patients, souvent de grande taille (nombre important de participants), présentant des caractéristiques cliniques similaires prédéfinies et à qui il est demandé de signer un consentement pour participer à la recherche ; par exemple des patients venant en Hôpital de jour gériatrique pour un diagnostic associé à des troubles de la mémoire, peuvent constituer une cohorte de patients présentant des troubles cognitifs légers, chez lesquels on pourrait étudier les critères d’évolution vers des troubles cognitifs plus sévères, voire vers une Maladie d’Alzheimer.

 

Les études réalisées grâce à ces cohortes sont souvent observationnelles, c’est-à-dire qu’elle n’implique pas d’actes en plus de ceux pratiqués si le patient était pris en charge dans le cadre d’une consultation normale, c'est à dire dans le cadre de ce que l'on appelle le soin courant.

Les données peuvent être recueillies lors des consultations (de façon prospective, en interaction avec le patient), ou à partir des dossiers médicaux (de façon rétrospective, sans interaction avec le patient).

 

De nombreuses études épidémiologiques (étude des facteurs influençant la santé ou les maladies) sont réalisées grâce à ces cohortes ; il est cependant également possible de proposer des études cliniques médicamenteuses à ces populations.

 

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